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Interview with...

Marie-Aude Murail

El Templo #36 (octubre 2013)
Por Carlota Echevarría
2.598 lecturas

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos débuts dans le monde de l'écriture ?

Je me raconte des histoires « dans la tête » depuis l’âge de cinq ans, j’ai écrit mes premières poésies à huit ans, mes premières nouvelles pour ma petite sœur à 12 ans, mais je n’ai publié mon premier roman pour les adultes qu’à 30 ans. Mon dernier roman s’intitule 3000 façons de dire je t’aime et je pense qu’il y en a à peu près autant d’entrer dans le monde de l’écriture…

La plupart de vos romans sont dédiés aux enfants et à la jeunesse. A quoi doit-on cette préférence ?

Écrire pour les jeunes me permet de cultiver l’optimisme, c’est-à-dire la vitalité. Cela me demande aussi un effort constant d’adaptation, car les jeunes sont aux avant-postes de ce monde, je me dois de me tenir à leur côté, donc je m’informe, je me recycle en permanence, j’apprends tout le temps, et tout ça c’est bon pour la santé.

Généralement vos personnages adolescents sont confrontés à de difficiles situations familiales. Choisissez-vous ce modèle de familles difficiles pour aider les jeunes lecteurs à vivre des situations semblables ? Ou, croyez-vous simplement qu'elles soient courantes de nos jours ?

Mes héros adolescents traversent des épreuves quasi initiatiques, c’est la marque distinctive des romans pour la jeunesse. Ce sont des romans d’apprentissage d’où l’on ressort grandi et confiant dans la vie qui nous attend. Cela dit, je ne trouve pas notre monde particulièrement accueillant pour la jeunesse, ni toujours respectueux de l’esprit d’enfance. Raison de plus pour consacrer aux jeunes son art et son temps. Quant à la famille actuelle, même si elle tangue et souffre (notamment à cause des problèmes économiques), j’estime que c’est le lieu le plus démocratique de la société, celui où tout le monde a le droit à la parole, quels que soient l’âge ou le sexe.

Malgré tout, vos livres sont plus comiques que tragiques. Pour quelles raisons le sens de l'humour vous semble-t-il aussi important ?

J’ai tendance à chercher ce qu’il peut y avoir de drôle dans ce qui m’arrive, surtout quand ça ne l’est pas. On doit appeler ça le sens de l’humour. Cela n’a rien de spontané quand on est quelqu’un d’hypersensible et émotif. C’est quelque chose que j’ai éduqué chez moi et que j’essaie de transmettre à mon environnement, aux jeunes notamment. Nous dramatisons souvent pour rien. Ma maman disait : « il y a peu de choses graves. » Rien de grave, mais le fait d’être en vie, donc mortel, est quelque chose de tragique. L’humour adoucit les contours, rogne les angles, enrobe nos existences.

 

Vous avez écrit plus de 80 livres pour les enfants et les jeunes. Où trouvez-vous l'inspiration pour autant d'histoires ?

Tout d’abord, dans la vie même. Une info à la radio, une conversation avec un de mes enfants, une scène vue dans la rue peuvent me mettre en route. Il m’arrive ensuite d’enquêter sur le terrain. Pour un de mes romans Papa et maman sont dans un bateau, j’ai passé deux jours dans une école maternelle pour décrire le vécu d’une institutrice, j’ai suivi tous les cours d’une classe de troisième pour raconter la vie de collégienne de mon héroïne, j’ai visité une entreprise de transports routiers pour donner de la crédibilité à mon directeur d’agence, etc. L’autre source d’inspiration, c’est ce que j’ai accumulé au fil des années et que j’appellerai, bien que j’en sache les limites, ma culture. J’essaie de faire comprendre à mes jeunes lecteurs, quand je les rencontre, que la culture n’est pas le cimetière des auteurs morts, mais la nourriture des auteurs vivants. Plus on est cultivé, plus on est créatif ! Enfin, je suis à moi-même mon propre matériau. Je pense souvent à ce scénariste hollywoodien qui donnait ce conseil aux débutants : « Demandez-vous en quoi l’histoire que vous allez raconter vous concerne. » Tant que je ne le sais pas, je n’écris pas.

Oh, boy ! tourne autour de l'importance de la figure paternelle. Quelle fut pour vous la première idée ? Celle de trois frères orphelins ou celle des tuteurs qui éprouvent autant de difficultés à s'occuper d’eux ?

Mon roman exprime l’une des préoccupations traditionnelles du roman pour la jeunesse, la quête d’une famille idéale, ce qui explique le nombre d’orphelins qu’on y trouve !

On aime beaucoup le personnage du voisin casse-pied (mais gentil dans le fond) qui apparaît dans des livres comme « Simple » ou « La bande à Tristan ». Vous êtes-vous inspirée d'un de vos voisins ?

Damned, me voilà découverte ! Quand j’étais enfant, nous avions un voisin du dessous qui nous empêchait de courir en tapant au plafond. Nous l’appelions Lefuneste en un seul mot.

« Le tueur à la cravate » est un roman policier. Est-ce votre premier dans ce genre ? Pour créer un mystère aussi difficile à élucider, avez-vous dû suivre un procédé d'écriture différent des précédents ?

J’ai déjà écrit toute une série policière avec le même personnage, Nils Hazard, un étruscologue quadragénaire, professeur de faculté, dragueur qui se veut cynique et machiste, mais bon garçon au fond…que vous allez découvrir dans l’assassin est au collège. D’une manière générale, j’utilise le suspense comme j’utilise l’humour, pour aider mon lecteur à entrer dans l’histoire. Le tueur à la cravate est plus proche du thriller que du roman policier, la différence étant qu’on essaie de mettre le lecteur dans la peau de la victime. Je suis depuis l’enfance une grosse consommatrice de ce type de lectures, roman policier comme thriller.

Quelle relation avez-vous avec vos lecteurs ?

Je vais à leur rencontre dans les écoles, les bibliothèques et les salons du livre depuis maintenant 25 ans, aussi bien en France qu’à l’étranger, dans les campagnes ou dans les centres-villes. Ils peuvent également m’écrire, comme vous le constatez, je réponds.

Croyez-vous que les livres obtiennent un accueil différent selon le pays où ils sont publiés ? Est-ce que ce fut le cas pour l'un de vos ouvrages ?

Mes livres obtiennent des succès différents selon les pays. Pour vous en donner deux exemples, Simple est le roman préféré des Allemands, Oh, boy ! est le roman préféré des Italiens.

Avec toutes mes amitiés à mes lecteurs espagnols !

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